La violence ralentit la croissance des enfants

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À l’occasion de la journée mondiale des droits de l’enfant lundi 20 novembre, 600 professionnels de la protection de l’enfance se sont réunis à Nantes. Selon eux, la violence faite aux enfants a des répercussions sur leur croissance.

Les violences faites aux enfants ont des conséquences sur leur croissance. À l’occasion de la journée mondiale des droits de l’enfant lundi 20 novembre, une journée universitaire de pédiatrie médico-légale a réuni vendredi 17 novembre 600 professionnels de la protection de l’enfance à Nantes. Ils ont traité du sujet de la violence sur la santé physique et mentale des enfants.

“Les hormones du stress qui sont au plafond en permanence ont un impact très fort chez des enfants en pleine croissance” explique le Dr Nathalie Vabres qui ajoute que l’hormone de croissance est produite la nuit. Or, “Si l’enfant ne dort pas en raison de son état d’angoisse, les séquelles à long terme sur la santé sont importantes.”

Des retards scolaires

Les violences faites aux enfants ont des conséquences graves et engendrent des séquelles physiques, des maladies, ou encore une souffrance mentale. Les compétences sociales sont aussi impactées, comme le révèle La Dépêche. “Victimes des violences conjugales de leurs parents, les enfants ne parviennent pas à mettre en œuvre la négociation et se retrouvent à reproduire des actes violents envers les autres.” Et la plupart de ces jeunes ont des retards scolaires.

Au centre hospitalier de Nantes, une unité d’accueil s’occupe des enfants en danger et repère les victimes avant de les prendre en charge. “Nous avons une salle protégée dans laquelle les enfants ne risquent pas de croiser des auteurs présumés de violences, comme c’est le cas dans un commissariat” signale le médecin, qui souligne l’importance de dépister les violences.

“Nous devons tous être concernés”

“La lutte contre les violences faites aux enfants débute dans l’éducation” alerte Dr Vabres. “On peut tout à fait éduquer un enfant sans être dans la violence (…) nous devons tous être concernés”, conclut-elle.

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